Report: Un squat, de la trap, un turn up made by GDS

Report: Un squat, de la trap, un turn up made by GDS

Il s’est écoulé un an entre la première fois où j’ai entendu parler de Good Dirty Sound, et la première fois où j’y suis allée. Un an pour fantasmer, en entendre parler… rendant GDS aussi fascinant que mystérieux.

GDS c’est une asso qui a commencé dans un squat à Sevran, qui passe de la trap US en majorité, FR parfois. Mais c’est le genre d’endroit où quand la nuit émerge, ce sont les règles qui disparaissent. Et ça, c’est un photographe travaillant pour le crew qui me l’a confié dans le RER D entre deux arrêts. Alors quand grâce à Diggin j’ai pu les rencontrer, échanger avec eux, c’était la consécration, l’évènement à ne rater sous aucun prétexte.

J’ai enfin pu aller à la première de la GDS Summer 2018. Elle se déroulait en banlieue parisienne, j’ai dû faire 3 changements entre les métros et le bus. En une heure (ouais je venais de loin) j’avais eu le temps d’appréhender. Est-ce que je ne me suis pas monté la tête ? Ça se trouve c’est nul, c’est surcoté. Putain, je vais être déçue.

On se fait fouiller à l’entrée, un mec arraché se fait recaler par la sécurité, et j’arrive devant Nisrine. Nisrine c’est un membre de GDS que j’avais pu rencontrer. Elle m’a tout de suite reconnue et m’a sourie en me refilant un bracelet VIP pour pouvoir monter à l’étage.

Je passe au milieu des fumeurs, des gars qui tisent et je me retrouve enfin devant la scène. Ça pose déjà du très lourd. De la grosse trap. Je me sens comme chez moi, les gens sont cools, personne ne te regarde de travers. Y’a des grands, des maigres, des petits, des gros, des blancs, des verts et des jaunes. Tu viens comme t’es même si t’es sappée comme une ado qui vient de sortir du collège avec son eastpak.

Credits: FilatureAgency

Je décide de m’imprégner du son et de la foule avant de monter. Ce sont Les Alchimistes, ils posent « Beluga ». Ils m’hypnotisent. Ils rendent les gens tarés, la foule ressemble à une mer en pleine tempête. Tout le monde gueule les paroles, tout le monde saute. Je me suis faite happée dans un pogo. Un mec est tombé par terre, les gens se sont arrêtés pour le remettre debout. Le son résonnait en moi, mon cœur se calait sur le beat, j’ai fini par être tarée aussi, addict aux pogo. J’ai une vidéo d’un mec random qui vient vers moi et gueule sur mon téléphone, y’a pas illustration plus badante.

Credits: FilatureAgency

Je monte à l’étage poser mon sac, souffler un peu, boire un coup et je repars.

« Je lâche pas le son tant qu’il y a des gens au milieu ! »

On nous fait refaire le pogo 4 fois de suite, parce que ce n’était pas assez fou « Vous dormez ou quoi ?! On m’a dit que GDS c’était une SAU-VAGE-RIE ! ». Et la foule reprend en boucle en crachant ses poumons « SAU-VAGE-RIE ! ». Je cherche encore le track qu’ils passaient, Shazamer était une perte du temps. Mais t’inquiète, tu peux toujours chanter, t’auras du Cardi B, du Kaaris et j’en passe.

« On va foutre le zbeul ! ». Mission réussie.

Je reviendrai c’est sûr. D’ailleurs la prochaine est le 14 juillet… C’est par là!